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Citroën AX GT vs VW Polo GT, les apprenties sportives en duel, dès 4 500 €

Dans Rétro / Youngtimer

Stéphane Schlesinger

Légères, généreusement motorisées pour leur époque et agrémentées d’une présentation aguicheuse, ces deux petites se posent en GTI "light", mais procurent déjà un bel agrément pour pas trop cher.

Citroën AX GT vs VW Polo GT, les apprenties sportives en duel, dès 4 500 €

 

Les forces en présence

Face à la Sport, la Citroën AX GT, ici en 1988, se signale par ses extension d'ailes en plastique. Les jantes en alliage sont ici en option.
Face à la Sport, la Citroën AX GT, ici en 1988, se signale par ses extension d'ailes en plastique. Les jantes en alliage sont ici en option.

Citroën AX GT (1987 – 1992), citadine 3 - 5 portes, 4 cylindres en ligne, 1,4 l essence, 85 ch, 720 kg, 180 km/h, à partir de 4 500 €.

La VW Polo GT est d'abord apparue en Coupé, en 1983. Elle se signale par ses projecteurs à longue portée et ses passages de roue en plastique.
La VW Polo GT est d'abord apparue en Coupé, en 1983. Elle se signale par ses projecteurs à longue portée et ses passages de roue en plastique.

VW Polo GT (1983 – 1992), citadine 3 portes, 4 cylindres en ligne, 1,3 l essence, 75 ch, 785 kg, 170 km/h, à partir de 5 000 €.

 

Marquée par le sceau de l’efficience et de l’économie de carburant, la décennie 80 a vu surgir une pléthore d’autos très légères, dont la  Volkswagen Polo en 1981 et la  Citroën AX en 1986. Toutes deux ont cherché à profiter un peu de l’aura des GTI en se déclinant en GT, des variantes rapides, plus polyvalentes que sportives mais acceptant gentiment d’être malmenées. Joliment présentées et équipées, elles avaient aussi l’immense avantage sur leurs ainées plus puissantes d’être bien moins chères à assurer. Aujourd’hui, elles commencent à attirer les amateurs, qui en apprécient le côté pétillant et abordable. Mais entre  Polo GT et  AX GT, que choisir ?

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Présentation

En GT, la Citroën AX ne manque pas de charme. Son CX, excellent pour l'époque (ici 1988), ressort à 0.32.
En GT, la Citroën AX ne manque pas de charme. Son CX, excellent pour l'époque (ici 1988), ressort à 0.32.

Si les premières esquisses de l’AX tracées en 1981 montraient une petite monovolume, le modèle final, apparu en juillet 1986 est bien une bicorps traditionnelle. Enfin… Pas tant que ça, car un énorme travail a été effectué sur l’allègement et l’aérodynamique, ce, pour limiter les besoins en carburant. Face aux Visa et LN qu’elle remplace, l'AX fait donc un grand bond en avant, avec son Cx de 0.31, son poids inférieur à 700 kg sur la version de base et les moteurs de toute nouvelle génération qu’elle étrenne, les TU.

Cette petite traction à bloc transversal et boîte fixée en bout de vilebrequin trouve vite son public, séduit par sa faible consommation et ses bonnes performances. Celles-ci progressent notablement fin 1986 sur la radicale version Sport (1,3 l, 94 ch), secondée par une GT presque aussi vive un an plus tard.  A l’extérieur, la GT se signale par des passages de roue en plastique et des projecteurs longue-portée.

Sous le capot la GT dispose d’un 1,4 l de 85 ch qui l'emmène à 180 km/h, et la catapulte à 100 km/h en 9,3 s. Moins pauvrement équipée que la Sport, elle profite d'un habitacle entièrement garni, paré de revêtements en velours, d'une insonorisation renforcée, d'une instrumentation plus lisible, d'une banquette en deux parties, d'un spot de lecture, et d'aérateurs latéraux. C'est le luxe façon Citroën !

En option, on a doit à des jantes alliage, des vitres teintées et électriques combinées à un verrouillage centralisé, voire une peinture métal. Le prix ? 66 800 F, soit 18 700 € actuels selon l’Insee. Un an plus tard, l’AX GT se décline en 5 portes, alors qu’en 1989, elle reçoit des boucliers et protections latérales peints.

En 1991, la petite Citroën est restylée, recevant pour l’occasion un nouveau tableau de bord bien plus joli, tandis que la finition effectue de très gros progrès. Fin 1992, la GT bénéficie (?) d’une injection et d’un catalyseur, faisant chuter la puissance à 75 ch. Elle disparaît un an plus tard.

 

En 1987, la VW Polo GT se décline aussi en "break", à la décoration étoffée. Mais le Cx demeure à un médiocre 0.38.
En 1987, la VW Polo GT se décline aussi en "break", à la décoration étoffée. Mais le Cx demeure à un médiocre 0.38.

Lors de son apparition initiale, en 1975, la VW Polo, codée 86, est une version simplifiée de l’Audi 50. Elle aura pourtant droit à sa version GT, surpuissante avec ses 60 ch... Fin 1981, elle est entièrement revue (se codant alors 86C), sans toutefois changer de plateforme. Mais elle marque les esprits par sa carrosserie en forme de petit break, alors que sa qualité de fabrication marque de gros progrès.

En 1983, la Polo se décline en version dite « Coupé », à lunette arrière inclinée et non plus verticale. A cause de ça, elle est vendue bien plus cher que la break (presque une arnaque car cette carrosserie se destinait initialement au modèle de base). Surtout, elle se décline, elle aussi, en GT, en accueillant sous son capot un 1,3 l de 75 ch. Même s’il ne s’attèle qu’à une boîte 4, il permet à la Polo de pointer à 170 km/h. La version break bénéficie, elle aussi, de ce bloc dans sa version SP Chintz.

Fin 1987, juste après la sortie de l’AX GT, la Polo break se décline à son tour en GT. Pour l’occasion, elle se pare d’une nouvelle présentation extérieure, plus pimpante avec son entourage en plastique de lunette arrière, ses vitres teintées, ses projecteurs à longue portée ou encore ses jantes en alliage. Dans l’habitacle, elle se dote de sièges sport, alors que la boîte gagne un 5è rapport (que l’on retrouve sur le coupé).

A 65 520 F (18 300 € actuels selon l’Insee), elle coûte même moins cher que la française. Cela dit, elle ne peut recevoir ni de vitres électriques ni d’aérateur central. Et annoncé à 11,8 s, son 0 à 100 km/h est officiellement 2,5 s plus lent que celui de l’AX. Pourtant, l’allemande ne pèse que 785 kg !

En 1990, la Polo est restylée, ou plutôt défigurée puisque sa face avant banalisée avec ses projecteurs rectangulaires rappelle désormais celle de la Talbot Samba, disparue en 1986. Dans l’habitacle, le tableau est redessiné dans un style massif assez peu plaisant, mais la finition progresse. Surtout, la GT gagne une injection portant la puissance à 78 ch. Elle est néanmoins retirée du marché français en 1992.

 

Fiabilité/entretien :  légères mais endurantes

Le moteur de l'AX GT se montre très solide, à condition de bien surveiller le circuit de refroidissement. La carburation est capricieuse. Photo : Benzin.fr.
Le moteur de l'AX GT se montre très solide, à condition de bien surveiller le circuit de refroidissement. La carburation est capricieuse. Photo : Benzin.fr.

Quoiqu’inédit, le moteur intrinsèquement robuste de l’AX a pâti de très peu de défauts de jeunesse. Toutefois, son circuit de refroidissement doit être en parfait état, sinon le joint de culasse claquera prématurément. Autre source d’ennuis, la carburation capricieuse, alors qu’à l’arrière, les articulations de bras de suspension grippent à la longue. On surveillera aussi la corrosion, même si la Citroën est bien protégée initialement.

En revanche, sa fabrication légère a des conséquences : à cause du manque de rigidité de la coque, les parebrises se délogent, les portes fermant mal, et sous le capot, les fixations de projecteurs cassent, alors que dans l’habitacle, c’est la cata. Sièges qui s’avachissent, accessoires qui se brisent, tableau de bord s’effondrant sous l'effet du soleil... C’est bien mieux sur les versions restylées !

Très grande robustesse pour le bloc 1,3 l de la VW Polo GT.
Très grande robustesse pour le bloc 1,3 l de la VW Polo GT.

Mécaniquement, la VW Polo se révèle très robuste. Tout au plus note-t-on une rare faiblesse du joint de culasse, alors que le starter automatique aime se dérégler. Pas de soucis particuliers dans l’habitacle, qui vieillit bien, à l’exception du câble de rabattage des sièges avant, qui se rompt. En fait, l’allemande souffre classiquement du temps qui passe, finissant par rouiller, et accusant des fuites diverses.

 

Avantage : VW. Bien plus solidement fabriquée que l’AX, la Polo profite d’un habitacle autrement résistant et de trains roulants moins sensibles.

 

 

Vie à bord : tout les oppose !

La présentation de l'AX GT n'est pas désagréable, mais la finition frise l'épouvante, surtout avant 1991.
La présentation de l'AX GT n'est pas désagréable, mais la finition frise l'épouvante, surtout avant 1991.

A bord de l’AX pré-restyage, grâce aux revêtements en velours, l’ambiance paraît cossue au premier regard et le dessin général moderne pour son époque. Ensuite, on remarque les plastiques épouvantables et la finition désinvolte Dommage, car l’habitabilité est très correcte, les sièges plutôt confortables (mais pénibles à régler) et les rangements abondants : emplacements pour les bouteilles dans les portières, étagère sous le tableau de bord, boîte à gants…

Présentation austère pour la VW Polo GT, ici en 1988, mais la qualité de fabrication est excellente.
Présentation austère pour la VW Polo GT, ici en 1988, mais la qualité de fabrication est excellente.

Dans la Polo, c’est l’inverse. D’emblée, on aperçoit le tableau de bord austère et plus daté que celui de l’AX. Mais à y regarder de plus près, on note la qualité de fabrication très, très supérieure : ici, tout est solide et rigoureusement fixé. Les sièges avant se révèlent particulièrement agréables, tandis que l’habitabilité surpasse légèrement celle de l’AX. En revanche, les rangements sont moins nombreux.

Avantage : VW. Rien qu’avec sa finition, la Polo prend un avantage énorme. Mais elle profite aussi de meilleurs sièges et d’un peu plus d’espace.

 

Sur la route : l’AX s’envole

Comportement routier très efficace, presque sportif, pour la Citroën AX GT, par ailleurs d'une vivacité étonnante.
Comportement routier très efficace, presque sportif, pour la Citroën AX GT, par ailleurs d'une vivacité étonnante.

 

 

La position de conduite de l’AX, alambiquée et trop haute, n’a rien de plaisant même si on s’y fait, malgré le pédalier mal étudié. Dès le démarrage, le moteur semble bien sonore, et à froid, il renâcle. Heureusement, direction et commande boîte s’avèrent douces et agréables, tandis que la suspension filtre efficacement les inégalités. A chaud, le bloc TU se montre enfin docile et souple, mais surtout, il dévoile une santé réjouissante.

Adorant prendre des tours, il confère à l’AX des performances étonnantes, même en reprises grâce à la boîte judicieusement étagée. Le tout se complète d’un comportement fort sain, précis et vif : la Citroën peut se montrer très efficace, et dans tous les cas, elle donne bien du plaisir. A une nuance près : elle freine très, très mal !

Comportement routier efficace mais sage pour la VW Polo GT, qui ne peut rivaliser avec l'AX GT face au chrono.
Comportement routier efficace mais sage pour la VW Polo GT, qui ne peut rivaliser avec l'AX GT face au chrono.

Dans la Polo, au contraire de l’AX, la position de conduite est juste parfaite. Mieux insonorisé que celui de la Citroën, le moteur de la Polo est aussi plus progressif à froid, alors que là aussi, direction et commande de boîte se révèlent légères et plaisantes. A température, la mécanique VW se montre très souple, vive et performante, mais ne peut absolument pas lutter contre la vigueur de l’AX, malgré sa 5è encore plus courte. On croirait qu’il y a bien plus de 10 ch de différence !

Néanmoins, l’allemande se montre très plaisante à mener, mais elle émet autant de bruit que la française sur autoroute. Son comportement routier se révèle sûr et sain mais n’a ni la vivacité ni la précision de celui de la Citroën. Cela dit, dans l’absolu, elle tient aussi bien le pavé, tant que la chaussée est lisse, sinon, sa suspension encaisse moins efficacement les aspérités, surtout à l’arrière. Heureusement, la Polo freine moins mal !

 

Avantage : Citroën. Autrement plus performante que la Polo, l’AX profite d’un comportement plus sportif et d’une suspension plus confortable.

 

Budget : elles montent

Contrairement à la VW Polo 86C, la Citroën AX GT peut se décliner en 5 portes. Ici, en 1989.
Contrairement à la VW Polo 86C, la Citroën AX GT peut se décliner en 5 portes. Ici, en 1989.

En bon état, la Citroën AX se déniche à 4 500 €, en affichant environ 130 000 km, ce qui importe toutefois moins que la condition générale. Les très beaux exemplaires sont déjà à 6 000 €, alors qu’à 8 000 €, on peut exiger une auto absolument irréprochable, affichant moins de 100 000 km.

Même en Coupé, la VW Polo se montre un peu plus spacieuse que l'AX, tant pour les passagers que les bagages.
Même en Coupé, la VW Polo se montre un peu plus spacieuse que l'AX, tant pour les passagers que les bagages.

Etonnamment, la VW Polo GT, certes plus rare que l’AX, a vu sa valeur beaucoup grimper depuis un an. A état équivalent, comptez de 500 € à 1 000 € supplémentaires. Côté consommation, là aussi, nos deux rivales se marquent à la culotte, même si l’AX, à condition d’être bien réglée, avalera en moyenne 0,5 l/100 km de moins que la Polo, à 6,5 l/100 km.

 

Avantage : Citroën. Un peu moins chère et plus frugale que la Polo, l’AX remporte ici une victoire logique.

 

Bilan : En avant Citroën !

En 1991, la Citroën AX GT bénéficie d'un restylage qui améliore considérablement sa qualité et son habitacle. Mais fin 1992, le passage au catalyseur nuit à la puissance, chutant à 75 ch.
En 1991, la Citroën AX GT bénéficie d'un restylage qui améliore considérablement sa qualité et son habitacle. Mais fin 1992, le passage au catalyseur nuit à la puissance, chutant à 75 ch.

Malgré une égalité de victoires, la Citroën AX GT s’impose à l’issue de ce match selon nous grâce surtout à ses performances et son comportement routier. Que son confort et son budget soient plus favorables que ceux de sa rivale gâche rien. La VW Polo GT réplique par une très belle robustesse générale et un habitacle un peu plus accueillant, mais ça ne suffit pas.

Le restylage de la VW Polo GT, en 1990 la banalise dramatiquement, mais la présentation intérieure est plus moderne. Le moteur passe à 78 ch, mais ça n'aurait pas modifié notre classement, face à une AX reliftée.
Le restylage de la VW Polo GT, en 1990 la banalise dramatiquement, mais la présentation intérieure est plus moderne. Le moteur passe à 78 ch, mais ça n'aurait pas modifié notre classement, face à une AX reliftée.
Thème Avanage
Fiabilité/entretien VW
Vie à bord VW
Sur la route Citroën
Budget Citroën
Verdict Citroën

 

Pour trouver des annonces, rendez-vous sur le site de La Centrale : Citroën AX et Volkswagen Polo II.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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