Mise en demeure, actions collectives… Citroën n’a d’autre choix que d’accélérer le remplacement de ses airbags
La pression monte pour Stellantis puisque l’association UFC-Que choisir a adressé une lettre de mise en demeure et une nouvelle action en justice est en préparation. De son côté, le groupe assure accélérer ses capacités de prise en charge.
C’est un véritable feuilleton à lequel on assiste sur l’affaire des airbags défectueux du groupe Stellantis, sauf que les victimes sont bien réelles et elles le font savoir. Ainsi, c’est au tour d’UFC-Que choisir d’entrer en scène : « Face à l’ampleur des plaintes qu’elle reçoit de consommateurs légitimement inquiets de l’immobilisation forcée de leurs véhicules, et l’absence de solutions concrètes de substitution proposées par le groupe Stellantis, l’UFC-Que choisir met en demeure le groupe automobile dont l’incurie dans cette procédure est patente. »
L’association enjoint le groupe « à mettre en place des solutions concrètes permettant de pallier à l’immobilisation imposée […] et à garantir une réparation rapide des véhicules. » Si cela n’est pas mis en place dans un délai d’un mois, une action en justice sera engagée. À cela, s’ajoute une lettre ouverte adressée à Carlos Tavares et Thierry Koskas, directeur de Citroën.
Ce courrier indique clairement que l'association exige de « prendre toutes les mesures nécessaires ». À savoir, la « mise à disposition et livraison, à vos frais, d’un véhicule de courtoisie ou la prise en charge totale d’un véhicule de location », la prise en charge de « tous les coûts d’assurance supportés par le consommateur », mais aussi les « surcoûts de stationnement directement induits par l’immobilisation du véhicule ».
L’association rappelle également que le défaut « affectant les airbags Takata est parfaitement identifié, et ce, depuis près de 10 ans »
Stellantis accélère le mouvement
Suite à ce courrier adressé aux dirigeants dénonçant notamment un « fiasco industriel », Stellantis indique également par courrier consulté par l’AFP que la capacité de réparation serait « multipliée par deux d’ici à fin juillet ». Le groupe assure par ailleurs que 22 000 airbags ont été remplacés à ce jour et que 7 000 le seront « prochainement ». Par ailleurs, sur les 60 000 voitures de courtoisie promises, dont 25 000 en France, 12 000 auraient été fournis. Concernant la production d’airbags, elle doit être doublée à partir du mois d’août afin de livrer 14 500 éléments par semaine.
Un programme de réparation à domicile est également en cours, une solution plutôt logique puisque Stellantis « demande de cesser immédiatement de conduire votre voiture ». Il débutera à Marseille mi-juillet pour s’étendre ensuite à la moitié sud de la France. Au total, 50 000 voitures devraient être ainsi réparées.
À noter enfin que suite à plusieurs cas de décès survenus en outre-mer, le cabinet Leguevaques prépare une action collective. Mais un second avocat, Maître David Guyon, se lance à son tour dans une action identique. Il invite les propriétaires à se joindre pour obtenir une meilleure indemnisation.
Pour rappel, le rappel concerne les Citroën C3 et DS 3 construites entre 2009 et 2019. En cas de choc, le déploiement de l’airbag peut engendrer des blessures à ces occupants. Au total, 681 000 exemplaires sont concernés dans le monde, dont 241 000 rien qu’en France. Pour l’intégralité du groupe Stellantis, ce ne sont pas moins de huit millions de voitures qui doivent être corrigées.
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