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Mitsubishi Colt CZT/Ralliart (2004 – 2011), une petite rageuse à l’ancienne, dès 6 000 €

Surtout connu chez nous pour ses 4x4 et sa Lancer Evo, le constructeur aux trois diamants a tenté une mini-sportive, la Colt CZT au bouillant 1,5 l de 150 ch. Celle-ci s'est déclinée en coupé-cabriolet CZC puis est devenue Ralliart. Une petite bourrée de caractère, à redécouvrir.

La Mitsubishi Colt CZT, ici en 2005, entend restituer les sensations mécaniques des GTI des années 80 dans une coque moderne.
La Mitsubishi Colt CZT, ici en 2005, entend restituer les sensations mécaniques des GTI des années 80 dans une coque moderne.

Les collectionnables, c’est quoi ?

Ce sont des autos revêtant un intérêt particulier, donc méritant d’être préservées. Pas forcément anciennes, elles existent pourtant en quantité définie, soit parce que le constructeur en a décidé ainsi, soit parce que leur production est arrêtée. Ensuite, elles profitent de particularités qui les rendent spécialement désirables : une motorisation, un châssis, un design, ou un concept. Enfin, elles sont susceptibles de voir leur cote augmenter. Un argument supplémentaire pour les collectionner avant tout le monde !

Pourquoi la Mitsubishi Colt CZT/Ralliart est-elle collectionnable ?

La petite Colt de 7e génération acquiert une saveur particulière en recevant un survolté 1,5 l turbo de 150 ch, fort en sensations. En ressort une citadine de sport imparfaite certes, mais très attachante, un peu comme une bombinette des eighties qui aurait la quallité de fabrication et la fiabilité d'une voiture du 21e siècle, tout en demeurant relativement légère. Améliorée en Ralliart, elle ne perd rien de son caractère, et se montre très, très rare. Une jolie façon de rouler décalé et épicé.

 

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La Colt, c’est une vieille histoire chez Mitsubishi. La première est apparue en 1962 : soixante ans déjà. Toute petite voiture fabriquée au Japon, elle n’a fait connaître son nom en France qu’en 1978. Le constructeur vient de lancer un nouveau modèle, fort bien dessiné, la Mirage. Il la baptise Colt sur la plupart des marchés d’exportation, dont le nôtre.

La voiture, plutôt une compacte, connaît un certain succès d’estime, et devient même une des premières de sa catégories à bénéficier d’un turbo. Par la suite, plusieurs générations de Colt se succèdent, jusqu’à la Z30, la 7e génération, lancée en 2002 au pays du soleil levant.

Apparue fin 2004, la Mitsubishi Colt CZT se signale par ses boucliers entièrement peints, ses jupes latérales et ses jantes de 16 pouces.
Apparue fin 2004, la Mitsubishi Colt CZT se signale par ses boucliers entièrement peints, ses jupes latérales et ses jantes de 16 pouces.

Dessinée sous la direction du Français Olivier Boulay, elle se drape d’une carrosserie presque monovolume à 5 portes et ne débarque dans l’hexagone qu’en 2004, au Mondial de Paris. Sa base est connue : c’est celle de la Smart Forfour, à la technologie Mitsubishi, dont Daimler possède une belle part. Ce n’est donc plus une compacte mais plutôt une citadine, fabriquée aux Pays-Bas aux côtés de la Smart dans l’usine qui a assemblé des Daf et des Volvo précédemment.

En 2005, la Colt se décline en 3-portes, carrosserie qui d’emblée se décline en une variante sportive : la CZT. Celle-ci bénéficie d’un 4-cylindres 1,5 l 16 soupapes qui, dopé par un turbo, développe la puissance, coquette à l’époque, de 150 ch. Le couple est, lui aussi, attractif, à 210 Nm. Surtout que la voiture, dotée d’une boîte 5 manuelle, ne pèse que 1 070 kg ! En découlent des performances toniques, avec un maxi de 210 km/h et un 0 à 100 km/h annoncé en 7,9 s.

A l'arrière, la Colt CZT, ici en 2004, adopte un aileron des plus suggestifs.
A l'arrière, la Colt CZT, ici en 2004, adopte un aileron des plus suggestifs.

La suspension est durcie, mais ne change pas ses principes, très classiques : jambes de force à l’avant, essieu de torsion à l’arrière. La nippo-néerlandaise ne se la joue pas sportive radicale mais petite GT, en proposant un équipement complet : jantes alliage de 16, clim, vitres et rétros électriques, sièges sport mi-cuir chauffants, radio CD et ESP sont de série. Le prix de 17 890 € (21 700 € actuels selon l’Insee) n’est pas délirant, correspondant grosso modo à celui de la Peugeot 206 S16, moins puissante et vieillissante.

La Colt ne sort pourtant pas de l’ombre, son constructeur n’étant perçu comme un acteur référent sur ce segment de marché. Ensuite, le châssis, critiqué par les spécialistes, n’arrange rien. Pourtant, en 2006, Mitsubishi la propose en un original coupé-cabriolet qui a droit au moteur de la CZT, la CZC Turbo. Celle-ci demeurera confidentielle.

Dans l'habitacle, la Colt CZT se distingue surtout par ses sièges sport mi-cuir et sa dotation de série généreuse.
Dans l'habitacle, la Colt CZT se distingue surtout par ses sièges sport mi-cuir et sa dotation de série généreuse.

Fin 2008, la petite Colt bénéficie d’un restylage, qui voit la disparition de la CZC. Son museau est redessiné rappelle nettement celui de la Lancer Evo, qui a fait de gros dégâts en rallye. D’ailleurs, la CZT est renommée Ralliart, une appellation déjà employée au Japon sur une Colt. Si la mécanique ne change pour ainsi dire pas, la suspension est entièrement retravaillée dans le sens d’une plus grande efficacité. Le 0 à 100 km/h chute d’ailleurs à 7,4 s !

Le prix reste celui de 2005, mais Mitsubishi n’espère pas vendre plus de 50 exemplaires de sa petite sportive chaque année en France. Celle-ci disparaît de notre marché sur la pointe des pneus en 2011.

Fin 2008, la Colt est restylée et la CZT devient Ralliart. Si le moteur n'évolue presque pas, la suspension est entièrement retravaillée.
Fin 2008, la Colt est restylée et la CZT devient Ralliart. Si le moteur n'évolue presque pas, la suspension est entièrement retravaillée.

Combien ça coûte ?

La Colt turbo n’est vraiment pas courante sur notre marché. Comptez 6 000 € pour un bel exemplaire d’environ 120 – 130 000 km, que ce soit une CZT ou une CZC Turbo. A moins de 100 000 km, la facture passera les 7 000 €. Comptez 1 000 € de plus pour une Ralliart.

 

Aileron arrière également pour la Colt Ralliart, ici en 2009. Ses proportions sont tout de même... particulières !
Aileron arrière également pour la Colt Ralliart, ici en 2009. Ses proportions sont tout de même... particulières !

Quelle version choisir ?

Pour une meilleure efficacité, la Ralliart, avec ses trains roulants revus, s’impose, surtout qu’elle n’est pas tellement plus chère. Reste à en trouver une… On peut chercher du côté de la Suisse, où elle s’est relativement bien vendue.

 

Offre très singulière que la Colt CZC Turbo, un coupé-cabriolet petit mais doté d'un moteur à fort tempérament. Ici, en 2006.
Offre très singulière que la Colt CZC Turbo, un coupé-cabriolet petit mais doté d'un moteur à fort tempérament. Ici, en 2006.

Les versions collector

Toutes, à partir du moment où elles sont en parfait état d’origine et faiblement kilométrée. La CZC Turbo plus que les autres, vu sa formule originale.

 

Le moteur 1,5 l de la Colt, CZT ou Ralliart, se signale par sa très grande fiabilité. Aucun défaut récurrent, même mineur, n'est à lui reprocher.
Le moteur 1,5 l de la Colt, CZT ou Ralliart, se signale par sa très grande fiabilité. Aucun défaut récurrent, même mineur, n'est à lui reprocher.

Que surveiller ?

Mitsubishi profite d’une bonne réputation en matière de fiabilité, et la Colt CZC/Ralliart ne la compromet pas. Au contraire ! Si la mécanique a été respectée (temps de chauffe, vidanges tous les 10 000 km, courroie de distribution changée tous les 80 000 km), elle ne connaît pas de faiblesse particulière.

A la longue, on peut tomber sur des soucis de capteur moteur, mais rien de rédhibitoire. Attention aux exemplaires « préparés », les spécialistes de ce modèle étant rares en France, ils connaissent logiquement des problèmes.

Comme sur toutes les petites sportives, souvent maltraitées, on examinera avec soin les trains roulants, les cardans et les freins.

Dans l’habitacle, même si la finition est légère, les ennuis sont peu nombreux : quelques cas de vitres électriques en panne ou de voyant indûment allumé.

Sur la CZC, attention aux joints, moteurs et capteurs du toit rigide rétractable, d’autant qu’on ne trouve pas toutes les pièces.

 

Sur route, la Mitsubishi Colt Ralliart, ici en 2009, gratifie d'un moteur explosif et d'un châssis un peu vieillot mais à la hauteur. Sensations garanties !
Sur route, la Mitsubishi Colt Ralliart, ici en 2009, gratifie d'un moteur explosif et d'un châssis un peu vieillot mais à la hauteur. Sensations garanties !

Au volant

J’ai pu tester une Ralliart de 2008. A bord, le tableau de bord, en plastique dur, n’a rien de valorisant, alors que le volant n’étant réglable qu’en hauteur, la position de conduite n’est pas parfaite. Le levier de vitesses s’implante d’ailleurs trop en arrière. Il accroche sur le passage 1 – 2, ce qui est déplaisant, mais le moteur est souple.

Quand solicite durement celui-ci, on relève un temps de réponse du turbo, à l’ancienne, mais ensuite, quel punch ! Ce 1,5 l, étonnamment à l’aise à haut régime, distille des accélérations remarquables (surtout que la 2nde permet d’accrocher les 100 km/h) et des reprises impressionnantes. On ne se lasse pas de l’exploiter ! C'est un peu l'inverse du bloc de la VW Polo GTI 150 ch...

Le tableau de la Ralliart demeure proche de celui de la Colt CZT. Trop même, son aspect demeurant basique, malgré ses nouveaux cadrans bicolores. La clim est régulée.
Le tableau de la Ralliart demeure proche de celui de la Colt CZT. Trop même, son aspect demeurant basique, malgré ses nouveaux cadrans bicolores. La clim est régulée.

La suspension apparaît ferme mais bien amortie, donc la voiture vire à plat sans trop secouer sur les aspérités. En virage, la direction se montre un peu légère et le train avant manque de mordant, voire de grip, mais en brusquant la Colt, on parvient à entretenir de belles cadences. Les freins, endurants, encaissent le choc, et l’arrière se place quand on le provoque. La Ralliart n’est pas aussi efficace qu’une Twingo RS ou une Swift Sport, mais elle offre des sensations presque vintage qui la rendent très attachante.

On aimerait que les sièges maintiennent mieux les cuisses, mais le confort est très acceptable, et la consommation moyenne de l’ordre de 7,5 l/100 km. On peut donc voyager sans trop de fatigue dans cette puce survoltée.

 

L’alternative youngtimer

Mitsubishi Colt GTI Turbo (1984 – 1988)

Apparue en 1984, la Mitsubishi Colt GTI Turbo profite d'un moteur puissant et d'un très bon châssis, mais elle s'est peu vendue en France.
Apparue en 1984, la Mitsubishi Colt GTI Turbo profite d'un moteur puissant et d'un très bon châssis, mais elle s'est peu vendue en France.

En 1983, la Mitsubishi Colt, variante export de la Mirage japonaise, entre dans sa deuxième génération. Rivale de compactes telles que la Renault 11, elle se décline en GTI Turbo dès 1984. Sous le capot trône un 1,6 l turbo à la suralimentation soigneusement adaptée.

Il développe 125 ch, une cavalerie compétitive à l’époque qui ne lui permet toutefois pas d’atteindre les 200 km/h. Le Cx de 0.38, médiocre, est un handicap. En revanche, la Colt accélère plus fort qu’une VW Golf II GTI (elle exécute le 1 000 m DA en 30 s) et profite d’un comportement routier plus incisif.

Le tout, sans dégrader le confort, son cockpit étant par ailleurs joliment présenté. En somme, une compacte sportive très homogène mais chère, et vendue à une époque où les Japonais étaient limités à 3 % du marché français. Autant dire que la Colt GTI Turbo, vendue jusqu’en 1988, est rarissime ! Du coup, la cote est difficile à établir. Si vous en trouvez une belle pour 10 000 €, foncez !

 

On retrouve les couleurs de Ralliart, le département compétition de Mitsubishi, sur la calandre de la Colt turbo restylée.
On retrouve les couleurs de Ralliart, le département compétition de Mitsubishi, sur la calandre de la Colt turbo restylée.

Mitsubishi Colt Ralliart (2009), la fiche technique

  • Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 468 cm3
  • Alimentation : turbo, injection électronique
  • Suspension : jambes McPherson, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AV) ; essieu de torsion, ressorts hélicoïdaux barre antiroulis (AR)
  • Transmission : boîte 5 manuelle, traction
  • Puissance : 150 ch à 6 000 tr/mn
  • Couple : 210 Nm à 3 500 tr/mn
  • Poids : 1 060 kg
  • Vitesse maxi : 210 km/h (donnée constructeur)
  • 0 à 100 km/h : 7,4 s (donnée constructeur)

 

Pour trouver des annonces de Mitsubishi Colt, rendez-vous sur le site de La Centrale.

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