Un documentaire évoque le tuning fast and furious sans être furious
Un court-métrage documentaire allemand se penche sur le phénomène du tuning italien. Mais son réalisateur en tire un court-métrage contemplatif, à des milliers de km de l'habituel bruit et de la fureur qui accompagne généralement le genre.

Il est bon parfois de faire une pause. C’est qu’en général, le cinéma, lorsqu’il se consacre à l’automobile, n’est fait que de bruit et de fureur, puisque c’est ainsi que, souvent, les réalisateurs, comme les spectateurs, voient le genre.
Ce n’est pas le cas de Kevin Sepp. Le documentariste allemand s’en est allé trouver des amateurs de tuning dans le Tyrol italien, pas vraiment un coin ou les adeptes de la discipline se multiplient.
Du respect, sans moqueries
Avec eux, il a réalisé un petit film d’une dizaine de minutes. Mais au lieu de traiter son sujet en se moquant, comme la série belge Strip tease a pu le faire jadis, il les a observés, sans les juger. Il les a respectés.

On ne connaît pas leurs motivations, seulement leur croix de Saint-Christophe et leurs tatouages. Mais dans ce court-métrage, on découvre leurs Nissan Skyline et autres Subaru Impreza dans la montagne, dans leur garage, sans pathos, sans chichis. On les retrouve également sur la route, parfaitement intégrées dans le paysage tyrolien, flottant sur l’asphalte.
La poésie du tuning
On ne sait rien de ces amateurs de Japonaises perdus dans les Alpages, loin des concentrations de tuning. Seules quelques bribes de texte viennent troubler l’image contemplative. Kevin Sepp, dont le film a été primé dans plusieurs festivals a inventé un truc : la poésie du tuning. C’est un fast and furious qui a oublié la fureur, même si les voitures exposées sont les mêmes que dans la franchise américaine, et font quelques burns, comme il se doit.
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