Les ambulants du confinement – Deux ambulanciers franciliens : "on n'est pas du tout à l'abri"
Laurène et Coulibaly, ambulanciers dans des sociétés différentes, nous racontent leur travail à la sortie de l'hôpital Cochin, à Paris. L'un comme l'autre confirment que leur activité se concentre aujourd'hui au transport de malades Covid. En cette période exceptionnelle, Caradisiac va à la rencontre des personnes qui circulent encore. En auto bien sûr, mais aussi à vélo, en métro, en bus, en camion… entre autres ! Que font-ils ? Comment vivent-ils cette crise ? Les ambulants du confinement, c'est une galerie de portraits en vidéo à suivre sur Caradisiac.
"Y a pas de masque, y a pas de gants (...). On manque de tout !" De fait, les ambulanciers rencontrés à la sortie de l'hôpital Cochin ne disposaient pas du matériel théoriquement nécessaire, en particulier de masques de type FFP2 "non périmés", pour s'occuper de malades atteints par le Coronavirus.
"D'ici à fin avril, nous aurons la capacité de produire environ 15 millions de masques par semaine", en France, contre 6 à 8 millions actuellement, a pronostiqué Emmanuel Macron, le 31 mars, lors de sa visite d'une usine de masques FFP2 dans le Maine-et-Loire. Sauf que le besoin est évalué à 40 millions de masques chaque semaine rien que pour équiper le personnel soignant. C'est dire si la pénurie est loin de s'arranger.
Malgré les commandes passées à la Chine, le matériel continue de manquer. Et dans ce contexte, les ambulanciers ne seraient pas les mieux lotis. Le besoin en outre ne cesse de croître puisque l'avis semble désormais partagé que l'usage du masque doit être généralisé au grand public.
"En situation de pénurie de masques et alors que la priorité d'attribution des masques FFP2 et des masques chirurgicaux acquis par l'État doit aller aux structures de santé (établissements de santé, établissements médico-sociaux, professionnels de santé du secteur libéral) et aux professionnels les plus exposés, l'Académie nationale de Médecine recommande que le port d'un masque 'grand public', aussi dit 'alternatif', soit rendu obligatoire pour les sorties nécessaires en période de confinement", écrit par exemple l'institution dans un communiqué.
Pour l'heure, le masque, y compris "alternatif", n'est pas obligatoire. Mais il pourrait donc bientôt l'être, de même que l'est l'attestation de déplacement dérogatoire (et les éventuels justificatifs afférents). Attestation qui peut être désormais numérique, comme c'est expliqué sur le site du ministère de l'Intérieur.
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