Une troisième place et un nouveau podium cette année devant cette fois une foule en jaune totalement acquise à sa cause. Et toujours leader du championnat du monde. Valentino Rossi avait de quoi être satisfait au terme d'un Grand Prix d'Italie qui marquait le sixième rendez-vous du MotoGP cette année.
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Après avoir raté ses essais libres, être passé à côté de ses qualifications et se présenter au départ du Grand Prix d'Italie de la treizième place sur la grille de départ quelques heures après une séance de réchauffement qui ne lui avait donné que le neuvième temps, Marc Marquez brûlait de désir de renverser la vapeur une fois que le départ de la course au Mugello serait donné.
Cette sixième manche du championnat MotoGP aura marqué la cinquième victoire d'une Yamaha et la troisième rang d'un Jorge Lorenzo qui a bel et bien repris le pouvoir dans le peloton du MotoGP.
Le meilleur est peut-être encore à venir pour Andrea Iannone mais quoi qu'il arrive, il a déjà connu son moment de gloire sur le Mugello. Pour son Grand Prix d'Italie il est le premier Italien depuis 1972 à se positionner en haut de la grille de départ depuis Agostini qui avait épaté ses compatriotes avec une MV Agusta.
Valentino Rossi semble s'en persuader, ce format des qualifications où il faut exploser en un tour n'est pas pour lui. Le « Doctor » préfère la course et ses aléas. Pour son Grand Prix d'Italie, il aurait voulu partir devant mais il devra une fois encore se résoudre à une huitième place.
Les années se suivent et ne ressemblent pas pour un Marc Marquez dominant il y a un an et dos au mur cette saison. Au Mugello, lors des qualifications, à un Honda rétive s'est ajoutée une stratégie d'équipe suicidaire, faite de faute et de sous-estimation des adversaires.
C'était un fait relaté dès les essais de l'intersaison et c'est devenu une évidence depuis le Grand Prix de France. La nouvelle RC213V n'est pas celle attendue par un Marc Marquez qui la juge trop indisciplinée. Dani Pedrosa ne le dément pas et il va falloir maintenant faire avec en trouvant une solution électronique car le règlement interdit de toucher au moteur.
Dans un monde des Grands Prix où tout est rangé en bon ordre et la sémantique choisie pour des questions couvent policées, cela fait du bien de croiser la route d'un Danilo Petrucci sans complexe et simplement heureux d'être là. L'Italien était l'un des invités de la conférence de presse d'avant meeting au Mugello.
Ce week-end c'est le Grand Prix d'Italie et c'est aussi le rendez-vous national de Ducati. De fait, les rouges n'ont pas l'intention de laisser le Mugello à la seule couleur jaune d'un Valentino Rossi qui sera sans doute en tête des suffrages.
Se présenter pour son Grand Prix national en tant que leader du championnat du monde, cela ne lui était plus arrivé depuis 2008. Avec une Yamaha retrouvée, il vise cette année un dixième sacre et pour bien faire, il se verrait bien prendre sa dixième victoire de carrière sur le tracé du Mugello.