Présentation vidéo - DS 4 (2021) : l'âge de la maturité
Olivier Pagès , mis à jour
Présente dans la gamme DS entre 2011 et 2018, la DS 4 revient aujourd'hui aux affaires. Une seconde génération particulièrement aboutie, qui apparaît comme l’un des modèles les plus matures du constructeur français. Découverte.
Malgré un contexte économique, social et commercial complexe, DS est l’un des constructeurs qui a réussi à tirer son épingle du jeu. Il faut dire que la firme tricolore, encore jeune, est actuellement en pleine phase de développement. Aujourd'hui, les chiffres de vente sont encourageants puisque le taux de conquête atteint 55 %, dont 23 % provenant de marques premium. DS revendique 1,5 % de parts de marché en Europe, soit un score équivalent à des concurrents existants depuis très longtemps à l’image de Lexus ou Jaguar.
Aujourd’hui, DS entame son troisième cycle de vie. Le premier avait été marqué par les DS 3 et DS 4 premières du nom, le second par les DS 7 et DS 3 Crossback ainsi que la DS 9. Cette DS 4 deuxième du nom commence le troisième. L’objectif visé est de remplir le showroom de 6 modèles, tous électrifiés.
Forte en caractère
Dès la découverte de cette DS 4, la filiation avec les autres modèles saute aux yeux, notamment au niveau de la partie avant qui reprend les codes stylistiques de DS. La calandre est large, massive, mais elle s’orne de nouveaux motifs 3D. Elle est entourée par les DS Wings chromés et les projecteurs Full LED qui abandonnent leur cinématique complexe vue sur les DS 7 et 9 et des feux de jours en forme de L à l’aspect très lisse.
Mais c’est surtout la partie arrière qui a retenu notre attention. Très innovante par rapport aux autres productions de DS, elle se démarque par une chute de pavillon prononcée, des ailes galbées, mais surtout par une custode travaillée avec de nombreuses lignes de caisses très marquées. Les feux arrière sont particulièrement fins et DS a eu la bonne idée de ne pas les rejoindre par un bandeau lumineux. La vitre arrière de taille réduite est surplombée par une sorte d’aileron comme sur le BMW X2, mais cette dernière est agrémentée d’une sérigraphie unique.
La force des lignes est aussi l’un des traits de caractère du profil, avec de nombreux plis de carrosserie au niveau des portières. Un jonc chromé prenant place au-dessus du vitrage marque une rupture notamment quand le toit est noir. Un travail important a été aussi réalisé au niveau des proprotions avec un capot plus long de 10 cm que celui de la Peugeot 308 par exemple - et surtout des roues de grande taille (720 mm) puisque la DS 4 est majoritairement disponible avec des jantes de 19 ou 20 pouces. Enfin, certains gimmicks devenus monnaie courante pour la firme sont bien sûr de la partie, comme les poignées de portes escamotables.
Une version Cross inédite
Souvenez-vous, la précédente génération de DS 4 disposait d’une déclinaison au look baroudeur dénommée « DS 4 Crossback », il en sera de même de la seconde. Son nom : DS 4 Cross. Elle se distinguera par des barres de toit, des jantes spécifiques, des protections de carrosserie noires ainsi que des boucliers avant et arrière dédiés pourvus par des skis.
Un habitacle réinventé
C’est sans aucun doute à l’intérieur que s'opère la révolution. Après les égarements en matière d’ergonomie constatés sur la DS3 Crossback, DS a décidé de rectifier le tir avec cette DS4. Le principal changement porte sur les commandes de vitres qui abandonnent la console centrale pour migrer enfin sur les contre-portes, avec d’ailleurs un design très moderne. Autre progrès dans ce domaine : adieu les losanges sur la planche de bord de la DS 3 Crossback. Ils sont remplacés par des boutons traditionnels et surtout par un « Touch Pad », pavé tactile de 5 pouces implanté près du levier de vitesses, qui sert à commander certaines fonctions de l'écran multimédia, à l’image d’un pad d’ordinateur.
Pour ce qui est de la présentation, les occupants feront face à une planche de bord complètement repensée. Épurée, enveloppante et débordant sur les portières, celle-ci se caractérise par des aérateurs latéraux situés sur les portes – comme sur la DS3 Crossback- et un jonc chromé en son centre qui accueille certaines commandes. L’instrumentation numérique mesure 7 pouces, une taille qui peut sembler réduite mais qui est complétée par un affichage tête haute de 10 pouces relayant de très nombreuses informations comme la navigation, la vitesse, les aides à la conduite, la radio, le journal d’appel du téléphone et la lecture des panneaux de signalisation. 10 pouces également pour le système multimédia mais la grande nouveauté provient de la partie logicielle qui le gère. Inédite, elle sera étrennée par cette DS4. Entièrement paramétrable, ce nouveau système s’avère fluide, un vrai changement par rapport à l’actuel.
Comme sur les autres modèles de la marque, un soin tout particulier a été porté à l’ambiance intérieure. Ainsi, toutes les surfaces susceptibles d'être touchées sont douces, moelleuses et recouvertes de matériaux de qualité comme du cuir surpiqué ou de l’alcantara. Dans cet esprit, certains détails typiques du constructeur français sont toujours d’actualité comme le point perle ou la sellerie bracelet de montre. Enfin, il sera possible d’opter pour de nouveaux sièges au design innovant qui assurent une meilleure tenue et sont recouverts d’un cuir gris clair très valorisant figurant aussi sur la console centrale ou les contre-portes.
Fidèle à son image premium, cette DS 4 bénéficiera d’un équipement très riche proche des DS 7 et DS 9, comprenant notamment le Smart Touch (à partir du niveau intermédiaire), l’affichage tête haute, la compabilité Apple Carplay et Androïd Auto sans fil, l'instrumentation numérique, la vision nocturne, les suspensions pilotées par caméra, la sellerie cuir ou alcantara, le régulateur de vitesse adaptatif avec conduite autonome de niveau 2 qui permet désormais les dépassements et adapte la vitesse automatiquement en courbes.
Longue de 4,40 m, large de 1,83 m et haute de 1,47 m, la DS 4 propose une habitabilité arrière dans la moyenne de la catégorie, notamment pour l'espace aux jambes. Les passagers des places arrière devront composer avec un léger sentiment d’enfermement en raison de la chute de pavillon. La rétrovision est également moyenne de ce fait. Le coffre offre un volume de chargement de 430 litres pour les versions thermiques et il faudra faire l’impasse sur 40 litres pour les versions hybrides rechargeables (390 litres).
Des mécaniques traditionnelles
Même si la DS 4 a été développée à partir de la plateforme EMP2 qui a servi notamment aux Peugeot 308 et 3008, 70 % des composants sont nouveaux. Côté moteur, en revanche, c’est du classique. Contrairement à la DS9, le diesel est bel et bien au catalogue. Il s’agit du BlueHDi 130 ch. Pour le reste, on trouve des blocs essence (130, 180 et 225 ch) et un hybride rechargeable (225 ch). Cette dernière est équipée d’une batterie de 12,4 kW/h rechargeable entre 1 h 45 et 3 h 30.
Fabriquée dans l’usine d’Opel à Russelheim en Allemagne, la DS 4 sera commercialisée au second semestre 2021. Elle devra batailler dur face à une concurrence relevée composée notamment des Mercedes Classe A/GLA, BMW Série 1/X2, Audi A3, Lexus UX,etc. Les tarifs ne sont pas encore connus.
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