Essai Benelli BN125 : parfum d'Italie à prix plancher
Après la petite TNT, la gamme Benelli s’enrichit d’un deuxième modèle 125 cm3 avec l’intégration au sein du catalogue d’un roadster baptisé BN125. Une silhouette résolument axée vers la sportivité, une motorisation classique refroidie par air, une dotation d’équipement fournie pour la catégorie, le tout proposé à un tarif compétitif par rapport à la concurrence. Alors tout pour plaire cette petite BN ?
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Note
de la rédaction
14,9/20
Et un rodaster de plus, un ! Voilà ce que certains diront en découvrant la BN 125, toute nouvelle protégée de la marque Benelli. Il est vrai que le segment a le vent en poupe depuis quelques années avec une offre de plus en plus large accessible chez la plupart des acteurs du marché. De nos jours, il paraît de plus en plus difficile de faire son choix parmi la multitude de productions dans la catégorie. L’arrivée d’une nouvelle adhérente ne devrait pas vous simplifier la tâche. Depuis le 1er janvier 2018, la marque native de Pesaro est importée et distribuée en France par Moteo France SAS (l’entreprise importe également Sym sur le territoire national). Depuis 2005, Benelli fait partie intégrante du géant chinois Qjian Jiang (incluant aussi la marque Keeway, distribuée chez nous par la DIP), où elle fabrique et assemble la plupart de ses productions à l’usine localisée à Wenling (500 km de Shanghai). Toutefois, elle conserve son bureau de Recherche&Développement à Pesaro sur les rives de la mer Adriatique.
Visuellement, la BN 125 ne bouleverse pas les codes esthétiques du genre, pourtant, elle se démarque de la concurrence par son cadre tubulaire apparent, typique des machines italiennes et par son carénage arrière fuselé pointé vers le haut qui se termine par un petit feu stop du plus bel effet. Voilà la petite différence qui pourrait jouer en sa faveur lors d’une phase d’achat. Le large réservoir d’une contenance de 13,5 litres met en exergue des arêtes prononcées, tandis que les écopes de part et d’autre du radiateur apportent la petite touche sportive. L’assemblage général ne souffre d’aucun reproche avec un ajustage des plastiques au millimètre sans la moindre fausse note, de même, on apprécie l’absence de vis apparente. En termes d’équipement, la BN125 n’a rien à envier à la Kymco Visar facturée 100 € plus chère et à la Cyclone Z2, qui elle, est vendue au même tarif (2599 €) : en effet, la planche de bord entièrement digitale, renseigne le pilote des informations essentielles au quotidien (deux trips partiels, totalisateur kilométrique, indicateur de rapport engagé, jauge à essence, témoin de réserve), et ce n’est pas fini, puisque le pilote peut compter sur des feux de détresse que l’on peut actionner au commodo gauche, bref sur ce point, la BN marque des gros points.
Et pour ce qui est de la hauteur de selle, et bien là encore, nous sommes bien à bord d’un roadster grâce une assise perchée à seulement 780 mm et bien creusée. Une aubaine pour les gabarits ne dépassant le mètre 70 à la toise, car oui, les deux pieds touchent le sol bien à plat. La manipulation à l’arrêt ou les manoeuvres à basse vitesse sont déconcertantes de facilité. Le buste assez droit, les bras bien tendus et les cuisses qui épousent à merveille les échancrures du réservoir, une position de conduite bien étudiée permet de dominer la moto avec un maximum de confiance. Bien que petite, l’assise bénéficie d’un bon matelas moussé qui confère un confort appréciable etc, même après une soixantaine de kilomètres. Le passager n’est pas en reste avec un petit carré surélevé, une paire de repose-pieds repliables et deux larges poignes de maintien. Suffisant pour envisager des escapades à deux sur des trajets péri-urbains, mais mieux vaut éviter les trop longues distances si vous tenez à garder votre fessier en bon état.
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