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L'alliance des quatre mousquetaires de la recharge rapide est-elle un bond en avant ou une fuite en avant ?

L'INFO DU JOUR - Les quatre opérateurs historiques se regroupent pour faciliter l'usage de leurs bornes de recharge rapides. Mais derrière cette opération se profile un bouleversement, et une normalisation, de tout un secteur. Explications.

L'alliance des quatre mousquetaires de la recharge rapide est-elle un bond en avant ou une fuite en avant ?
Ionity s'allie à Atlante, Electra et Fastned et IONITY pour créer le Skyteam de la recharge rapide. Crédit photo : imageBROKER/Arnulf Hettrich/Newscom/MaxPPP

Un pour tous et tous pour un. Quand les quatre grands européens de la borne de recharge rapide s’allient, ils créent Spark Alliance avec, au programme, 1 700 stations et 11 000 points de recharge, dans 25 pays, de la Croatie au Portugal en passant par les pays scandinaves.

Ces quatre mousquetaires, ce sont Ionity, l’archi leader sur le vieux continent, mais aussi Atlante, Electra et Fastned qui apportent leur maillage, souvent national, dans la corbeille de la mariée.
Mais cette corbeille n’est pas un regroupement capitalistique. Spark Alliance n’est pas une nouvelle entreprise née de la fusion des quatre autres. L’affaire s’apparente plutôt à une alliance du type de celle que l’on retrouve dans l’aviation, comme le Skyteam qui regroupe Air France – KLM et une dizaine d’autres compagnies aériennes.

Une seule carte pour accéder aux trois autres opérateurs

Ce nouveau collectif ne révolutionne donc pas la recharge, mais se destine à faciliter, un peu, la démarche des automobilistes. Mais ces derniers devront toujours disposer d’une carte de l’une des quatre marques qu’ils ont choisies, et qui subsistent. Mais, et c’est la principale nouveauté, ils pourront l’utiliser sur les bornes des trois autres.

Mis pourquoi, diable, les quatre opérateurs se sont-ils regroupés sous une même bannière ? Officiellement, bien sûr, c’est pour faciliter la vie des usagers. Comme le souligne le patron d’Electra, Aurélien de Méaux, « les conducteurs se retrouvent trop souvent dans un labyrinthe : trop d'applications, trop de cartes, ce qui génère de la confusion et de l'anxiété".

Les quatre cavaliers de la recharge rapide lors de l'annonce de leur regroupement. De gauche à droite : Stefano Terranova (Atlante), Aurélien de Méaux (Electra), Michiel Langezaal (Fatsned) et Jeroen van Tilburg (Ionity).
Les quatre cavaliers de la recharge rapide lors de l'annonce de leur regroupement. De gauche à droite : Stefano Terranova (Atlante), Aurélien de Méaux (Electra), Michiel Langezaal (Fatsned) et Jeroen van Tilburg (Ionity).

Mais ce regroupement a un autre sens, surtout pour les 4 entreprises qui admettent à demi-mot que ce "un pour tous et tous pour un"  les rends plus fort pour négocier avec les opérateurs d’électricité, mais aussi pour pouvoir tenir la dragée haute à la concurrence, et notamment Tesla avec ses 11 000 bornes européennes désormais ouvertes aux autres marques. 

Surtout, la bande des quatre voit poindre la standardisation du paiement de la recharge, qui, assez rapidement va se conformer à ce que l’on connaît dans le thermique. Un modèle où l’on se sert et où l’on règle à la caisse, voir directent à la pompe, avec sa CB. La directive européenne de 2020 a mis, comme d’habitude, un peu de temps à être appliquée, mais depuis un an, toute nouvelle borne doit être obligatoirement équipée d’un terminal de paiement par carte bleue en France. La grande majorité de celles qui sont installées sur les aires d’autoroute le sont déjà.

Un avenir en forme de carte bleue

Visa et Mastercard vont donc peu à peu remplacer les cartes des opérateurs historiques. Hormis TotalÉnergies qui devrait conserver la sienne, dans un usage professionnel comme le pétrolier le fait pour le thermique, les autres morceaux de plastique, badgés Chargemap, Fastned et autres Ionity, sont appelées, à terme, à disparaître.

Nos quatre mousquetaires le savent bien, et tentent de préparer un avenir ou ils ne contrôleront plus toute la chaîne, de l’installation de bornes, en passant par la recharge, jusqu’à l’encaissement des sous. 

Les jours de ce système fermé étant comptés, ils doivent rebondir ensemble ou disparaître isolément. Leur avenir ? Celle d’un fournisseur de prestation électrique, avec des gains minimisés. Une situation compliquée, alors que les investissements colossaux qu’ils ont engagés pour loyer leurs bornes ne sont pas encore rentabilisés. La création de ce collectif Spark Alliance n’est peut-être que le début des grandes manœuvres du secteur.

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