2. Essai Suzuki GSR 1000 : une usine à sensation
EN SELLE ET ...GAAAZZZ
Olivier me tends les clefs avec un sourire mêlé de fierté et d'appréhension. Un peu normal quand on confie un modèle unique de 180ch sur les routes fraîchement déneigées du Val d'Oise à un journaliste la bave aux lèvres. La bête, proposée avec tous ses canassons, confie son potentiel d'adhérence à des Metzeler K2. Un fois chaud, ou à peu près vu qu'il fait -5°, je sais que je ne risquerais pas grand chose si je dois mettre « louche ».
Allez en selle ! Ouh que c'est haut...Très basculée sur l'avant pour privilégier l'agilité, la GSR déconcerte au premier abords. Ceci étant, on trouve naturellement et assez rapidement une excellente position de conduite et globalement l'ergonomie est celle d'une 750. Le large réservoir encombre cependant lors des manœuvres à l'arrêt d'autant que les butées de direction empêchent de tourner court . Les premier demi-tours vont être chauds, c'est moi qui vous le dit !
Direction l'autoroute ! L'excellent grip des poignées favorise le contrôle des gaz et heureusement car avec toute cette cavalerie en pneus froids sur un sol tout aussi frigorifié, l'arrière a tendance à vouloir passer devant à chaque accélération et je ne joue que sur quelques millimetres de gaz. Qu'est-ce que ca va être quand je vais mettre la sauce ?!
UN BATON DE DYNAMITE
Ah justement, un bout droit ! Voyons ce qu'elle a dans le v.... oh p**** Désolé de la trivialité d'un tel propos mais c'est véritablement ce qui m'a traversé l'esprit quand j'ai tourné la poignée !!!
Une déferlante de puissance, la roue avant qui se lève alors que je suis en 3eme, le son des Yosh qui résonne, et la sensation que ça ne va jamais s'arrêter. Je ne vous parle même pas du chiffre qui s'inscrit sur le compteur analogique car il est bien au-dela de toute décence. 4, 5 puis 6, la poussée ne faiblit pas. Le bloc moteur est impressionnant de vivacité et de puissance. Dépourvu d'inertie, il réponds au millimètre et se dose à la perfection. N'offrant pas le coup de pied au cul propre à certaines marques italiennes, il n'en ressort pas moins qu'il monte dans les tours vite et sans faiblir. Le temps de récupérer mon cerveau qui est resté coller au fond de ma boite crânienne et je saute sur les freins afin de retrouver une vitesse « réglementaire ». Re-p****...ah oui quand même, ça freine !!! Mon cerveau fait un passage éclair au point médian pour se retrouver catapulté en plein dans la visière. J'ai commis l'erreur de vouloir mettre 2 doigts sur le levier de frein, vous m'excuserez. Et bien, un seul suffit, je vous le garantie ! Puissance, mordant, efficacité, tout y est !!!
Bon, ça c'est fait !
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