Verbalisé pour une alcoolémie positive à cause d'un bain de bouche
L'histoire peut donner le sourire, mais n'a pas amusé cet automobiliste ardéchois. Il y a un an, il a été contrôlé positif à l'alcoolémie. Il n'avait pas bu mais avait pris un bain de bouche. Il vient tout juste d'être relaxé par un juge de proximité.
Celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas. Apparemment, c'est aussi celui qui ne prend pas un bain de bouche comme le démontre cette histoire impliquant un conducteur ardéchois.
Il y a un peu plus d'un an, l'homme de 54 ans est contrôlé par les forces de l'ordre alors qu'il était en route pour récupérer sa fille à l'école. Il souffle « dans le ballon », sûr de lui car n'ayant pas bu d'alcool auparavant. Mais surprise, on lui annonce que son taux d'alcool dépasse la limite permise par la loi, avec 0,26 milligramme par litre d'air expiré au lieu de 0,25 autorisé. Il indique aux gendarmes qu'il n'a rien consommé mais est tout de même verbalisé, sans vérification avec une prise de sang.
C'est sa femme qui a trouvé la cause de cette alcoolémie à son retour au domicile : un bain de bouche prescrit par son dentiste, que le quinquagénaire devait faire trois fois par jour. Or le médicament contenait 42,8 % d'alcool ! France Bleu, qui relate cette histoire, précise qu'il n'y avait rien sur la boîte du produit utilisé pour mettre en garde les conducteurs.
L'homme a fait appel à un avocat pour être innocenté. Au bout d'un an de procédures, le juge de proximité vient de lui donner raison. Pour prouver sa bonne foi, le conducteur a dû fournir à la justice l'ordonnance du dentiste, une attestation du praticien qui confirme la composition du bain de bouche et une jurisprudence de la Cour de Cassation.
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