
Dès aujourd'hui, le protocole de mesure des consommations et émissions polluantes WLTP est généralisé. Fiche technique, malus, disponibilité des modèles : quelles sont ses conséquences lors de l'achat d'un nouveau véhicule ?
Dès aujourd'hui, le protocole de mesure des consommations et émissions polluantes WLTP est généralisé. Fiche technique, malus, disponibilité des modèles : quelles sont ses conséquences lors de l'achat d'un nouveau véhicule ?
Vous le savez déjà, les chiffres officiels de consommation que vous pouvez lire sur les pancartes devant un véhicule neuf sont complètements absurdes. La situation va changer avec le nouveau cycle d'homologation, mais ils resteront éloignés de la réalité. Et cet écart se chiffrerait à 150 milliards d'euros sur 18 ans, en Europe.
Avec des diesels devenus "non grata" et des essence qui sont loin d'avoir les vertues que l'on peut leur prêter, l'électrique est la solution, censée être idéale, mise en avant par les gouvernements européens qui poussent les constructeurs à s'y investir. Sauf que ces engins sauveront quelques vies, au mieux, mais certainement pas la Terre, qui a besoin d'autre chose que de voitures à batteries.
Plus sévère, le nouveau protocole de mesure WLTP donne des valeurs de CO2 logiquement plus élevées, notamment sur les SUV compacts.
La valeur moyenne des rejets de CO2 homologués des autos immatriculées le mois dernier est à un niveau record. En cause : les SUV et l'essence.
L'administration de Donald Trump a des idées curieuses. Parmi elles, la volonté d'assouplir les futures normes sur les émissions polluantes des véhicules pour réduire la mortalité routière. C'est en tout cas "l'excuse" trouvée par le gouvernement américain.
Selon deux Commissaires à l'Europe, certains constructeurs auraient à nouveau triché. Mais cette fois, au lieu de tenter de réduire les émissions de CO2 de leurs véhicules, ils auraient fait l'inverse : les augmenter, pour avoir une base plus haute en 2021, et ainsi avoir une marge de diminution imposée par l'Europe plus faible par la suite.
, mis à jour 26
Si l’on sait depuis ce 20 juillet que le malus 2019 débutera dès 117 grammes de CO2 par kilomètre, soit un tour de vis de trois grammes supplémentaires dans son seuil de déclenchement, les annonces du ministère de la Transition écologique et solidaire ne nous ont pas vraiment éclairés sur la prise en compte du cycle d’homologation WLTP dans le barème.
La généralisation des mesures plus sévères WLTP laisse craindre une envolée du malus. Les constructeurs et l'État sont en train de négocier pour éviter la double peine aux automobilistes.
Les mois passent et le diesel sombre un peu plus en Europe. En mai dernier, il n'a représenté "que" 36 % des ventes totales de véhicules neufs, contre 45 % l'an dernier. Et cette chute ne profite pas plus que cela aux électriques. Ce sont surtout les moteurs essence qui tirent leur épingle du jeu…
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