La BMW Série 8 arrive en concession : plaisir de conduite avant tout
Ce n'est pas pour rien si BMW a choisi de dévoiler le coupé Série 8 avant les autres déclinaisons. C'est en grande partie pour rappeler que la marque accorde toujours une énorme importance au plaisir de conduite. La Série 8 arrive en concession à des tarifs salés, mais justifiés par des niveaux de performance d'entrée très élevés.
Claus Luth aurait probablement été heureux de voir la renaissance de "son" bébé. L'Allemand, disparu en 2008, était en effet le designer en chef de BMW à la fin des années 80 au moment de la sortie de la Série 8. Arrivé plusieurs années auparavant chez BMW pour remplacer le Français Paul Bracq, Claush Luth avait de la pression sur les épaules pour maintenir la belle progression de BMW dans le haut de gamme.
L'arrivée de la Série 8 au catalogue en 1989 tombe à point nommé pour BMW qui commence à prendre de l'ampleur avec la Série 3 E30... dessinée par Claus Luth. Le constructeur "à l'hélice" se fait définitivement un nom dans le premium, alors balbutiant et bien moins développé qu'aujourd'hui.
Au moment du lancement, la Série 8 E31 reçoit V8 et V12, avec plusieurs évolutions sur ce dernier, pour venir concurrencer Mercedes et sa 560 SEC. De l'eau a coulé sous les ponts et BMW tourne petit à petit le dos au V12, réservé aujourd'hui à la 760Li. La nouvelle Série 8, elle, privilégie le plaisir de conduite et le dynamisme, et le V8 4.4 biturbo des dernières productions M a parfaitement sa place sous le capot de la M850i xDrive, qui est la seule proposition essence du moment en essence... en attendant la M8 et ses 600 ch.
Même s'il est en disgrâce, le diesel n'est pas pour autant jeté au cachot par BMW qui propose également la 840d xDrive au lancement, aux côtés de la version essence. Avec 320 ch, le six cylindres diesel BMW ne démérite pas et aura le mérite de séduire les plus gros rouleurs qui souhaitent quand même un coupé dynamique.
La concurrence
Mercedes Classe S Coupé : c'est la rivale la plus logique et la plus directe. C'est aussi une des seules pour la Série 8 qui n'a pas de concurrence chez Audi, la marque aux anneaux refusant de faire un gros coupé sur la base d'une A8. Du coup, la S560 coupé et son V8 4.0 de 469 ch est l'offre qui parlera le plus à celui qui hésite avec à la Série 8... même si les différences sont nombreuses. Moins dynamique que la Série 8 et bien moins puissante (61 ch de moins), elle est aussi beaucoup plus chère, puisqu'elle débute à 150 500 €.
Porsche 911 Turbo : la nouvelle Série 8 pourrait presque viser la version Turbo de la Porsche 911. Considérée comme la "911 confort" par beaucoup, la version Turbo met avant tout en avant son couple généreux et le compromis qu'elle offre au quotidien par rapport à un modèle RS. Pile poil le créneau de la Série 8, donc, même si cette dernière est bien plus longue. Problème : la Turbo "normale" de 540 ch démarre à près de 180 000 €, quand la Turbo S demande 208 000 €, soit 80 000 € de plus que la M850i xDrive pas beaucoup moins puissante. En clair, la Série 8 est une belle affaire... en quelque sorte.
La fiche produit
Dimensions
- Longueur : 4,85 mètres
- Largeur : 1,90 mètre
- Hauteur : 1,34 mètre
- Volume de coffre : 420 litres
Motorisations
Diesel
- 840d xDrive : six cylindres en ligne 3.0 320 ch, uniquement associé à boîte automatique à 8 rapports.
Essence
- M850i xDrive : V8 4.4 biturbo 530 ch, uniquement associé à boîte automatique à 8 rapports.
Prix
Les prix
Version | Co2 (en g/km) | Prix | Bonus / Malus |
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